Startup, pourquoi recruter un profil en Growth Hacking ? – Interview Sébastien Deschaux, Dynergie

Startup, pourquoi recruter un profil en Growth Hacking ? – Interview Sébastien Deschaux, Dynergie

Startup, pourquoi recruter un profil en Growth Hacking ? – Interview Sébastien Deschaux, Dynergie

Chloé Saby

Interview stage Dynergie – Sébastien Deschaux : expert Dynergie Directeur de projet d’innovation


Chloé : Bonjour Sébastien Deschaux

Sébastien Deschaux : Bonjour Chloé

Chloé : Tu es donc directeur de projet d’innovation au sein de la cellule innovation de Dynergie et tu es également mon tuteur de stage. Peux-tu nous présenter brièvement ton parcours professionnel avant Dynergie ?

Sébastien : Avec plaisir, à la base je suis un ingénieur en informatique de l’INSA de Lyon, et en sortant de l’école, j’ai créé ma première startup qui était un comparateur de prix, qui avait la particularité de comparer aussi les prix des magasins réels et pas seulement le prix des magasins en ligne. On va dire que c’était une plutôt belle aventure, en 18 mois on a levé 2 millions, puis 8 millions on c’est retrouvé à une quarantaine de personnes et en faite à 24 ans j’avais fait un tour complet de création d’entreprise, développement et intégration dans le groupe INGENICO qui était le leader mondiale des appareils de cartes bleus pour les commerçants.

À partir de là, j’ai travaillé pendant quelques années pour le groupe à développer des nouveaux produits numériques, j’ai créé une 2eme stratup dans le marketing digitale pour les points de ventes qui a aussi pas mal grandit de nouveau avec des levées de fonds, du développement et ainsi de suite.

Une dizaine d’année plus tard, je me suis rendu compte que j’étais devenu un expert en développement d’innovation et j’avais laissé ma 2ème entreprise à mes associés. Alors j’ai cherché un cabinet qui finançait l’innovation, un concurrent à vrai dire de Dynergie à l’époque. Mais en leur proposant un deal très simple, qui était : « Moi je sais développer de l’innovation, vous financez l’innovation, travaillons ensemble on fera plus d’innovation plus simplement.

Je suis resté chez eux pendant quelques années et suite au départ d’un des associés en faite j’ai rejoins Dynergie ou j’ai trouvé une entreprise qui a une agilité absolument exceptionnelle et c’est ce que je trouve le plus important parce que je pense que c’est ce qui permet le mieux de s’adapter en permanence à la réalité du marché.

Chloé : Quelle est l’origine de cette passion pour l’innovation ?

Sebastien : Alors ça c’est une très bonne question, je pense que je suis un incorrigible illusionné qui est persuadé que si tout le monde fait ce qu’il peut faire pour rendre le monde meilleur, tout ira mieux.

C’est le fondement même de l’innovation, repérer un point qui est améliorable, souvent le mot technique c’est un point de douleur un « pain points ». Ce dire qu’en faite c’est pas un état figé des choses, c’est quelques choses qu’on peut changer, qu’on peut améliorer on peut le corriger, technologiquement organisationnellement. Il y a mille et une façon de corriger un point de douleur mais fondamentalement, oui on peut améliorer le monde. Chacun son échelle, parfois on bouleverse tout de temps en temps c’est rare, généralement c’est des petits progrès sur des petites choses mais qui mis bout à bout font que on est beaucoup plus confortable au début du 21ème siècle que ce qu’on était au début du 20ème.

Chloé : Alors qu’elle est ta vision de l’innovation ?

Sebastien : Rendre le monde meilleur, définitivement rendre le monde meilleur faire en sorte que tout ce qu’on fait dans notre vie soit plus simple, moins fatiguant. En faite je vais être honnête mais fondamentalement, je suis un flemmard, j’ai toujours été un flemmard et je pense que la flemme est le plus grand driver de l’innovation qui soit.

Si on remonte un petit peu, à l’époque où les humains vivaient de la chasse. Il y a quelqu’un qui a dit que ça le fatiguait trop de courir après les antilopes. Il s’est assit dans son champs il a planté une graine et il a attendu que ça pousse. Ce jour là, il a créé la plus grande innovation de tous les temps, il a inventé l’agriculture, et… c’était par flemme.

Chloé : Donc vive la flemme ?

Sebastien : Vive la flemme, tout à fait soyez économe avec votre argent, économe avec vos efforts, économe avec tout parce que c’est de ce besoin de faire plus efficacement que naît la bonne innovation.

Chloé : Pourquoi avoir choisi de recruter un profil de Gowth Hackeur pour accompagner cette vision de l’innovation ?

Sebastien : En faite un de mes principes fondamentaux c’est qu’il n’y a pas de pire crime que de faire quelques chose de géniale et de le laisser dans un placard où il apporte de la valeur à personne.

Je sais pas moi, vous créé un téléporteur et parce que ça vous fatigue de le commercialiser bah vous le laissé pas profiter au monde. C’est un crime, ça devrait être un crime !

Donc en faite réussir l’innovation, c’est oui trouver une solution mais intra segment, l’apporter au marché, l’apporter aux gens qui vont s’en servir. Si vous ne faites pas cette deuxième étape vous avez ratez, même si vous avez fait tout le reste. Donc le Growth Hackeur c’est cette deuxième étape,  c’est faire en sorte que quand on a trouvé une solution plus intelligente, plus rapide, moins cher, plus pratique. on arrive à l’apporter aux gens à qui elle va bénéficier.

Ça on peut le faire soit d’une méthode traditionnelle ou on dépensait des fortunes pour faire du marketing, des pubs télés et ainsi de suite. Ou, on peut le faire de manière beaucoup plus intelligente, en Growth Hacking en focalisant ses efforts pour que ce qu’on appelle le coût d’acquisition client, le besoin d’investissement humain et financier pour acquérir un nouveau client soit le plus bas possible. Peut-être qu’on trouvera mieux un jour, mais pour le moment c’est ce qui ce fait de mieux.

Chloé : Moi ça me va très bien, au moins j’ai pu rejoindre Dynergie.

Sebastien : Oui je pense que pour quelques années c’est un métier d’avenir encore.

Chloé : Lors de mon entretien, tu m’as parlé du livre Lean Startup, d’Éric Ries, pourquoi ce livre ?

Sebastien : Lean Startup par Éric Ries… De temps en temps, il y a des analyses théoriques qui changent le monde, ça arrive pas souvent mais c’est Copernic qui se rend compte que c’est pas le soleil qui tourne autour de la terre mais c’est l’inverse. Un peu plus tard on se rend compte en faite que le Taylorisme pour la première fois en 1907 on se dit, mais en faite dans une entreprise en faite si on spécialisait les métiers au lieu de tout laisser tout faire à tout le monde bah ça marcherait beaucoup mieux. Il y en a qui vont s’occuper de la communication, d’autres de la production d’autres de la gestion.

En 2011 Eric Ries a fait à peu près le même type de révolution mais pour l’innovation. En faite la loi fondamentale du Lean Startup c’est qu’avant de commencer à le fabriquer et ensuite voir si ça se vend on commence par vendre comme si c’était déjà finit, et si les gens en veulent on leur dit : « Attendez un instant, merci pour votre intérêt maintenant qu’on sait que ça vous intéresse on va le faire ». Ça permet d’augmenter l’efficacité à l’euro d’un facteur de 10, 100 peut-être parfois 1000 c’est la base fondamentale de la nouvelle innovation. D’abord on a l’idée, on repère le problème, on le vend comme si c’était terminé et si les gens le veulent on le commercialise.

Honnêtement quelques références, c’est la culture fondamentale de toutes les entreprises d’Elon Musk, de Tesla à SpaceX en passant par toutes les autres qu’il a pu créé. C’est ce qui a fait le succès de Google, c’est partiellement même si c’est un peu moins vrai le succès d’Apple. Mais, ce qu’on appelle les GAFA aujourd’hui sont entièrement construitent sur cette philosophie. D’abord on essaye de le vendre, si ça s’achète on le fait.

Chloé : Pour toi, comment peut-on définir un projet d’innovation pour une startup ?

Sebastien : Quelle est le problème ? Comment sera le monde quand vous aurez apporté votre solution ?

Chloé : Toutes les startup doivent faire ça si elle veulent réussir ?

Sebastien : Absolument toutes, en faite c’est simple mais c’est ce qu’on appelle l’Elevator Pitch. C’est 30 secondes que vous avez pour éventuellement convaincre un investisseur de mettre de l’argent dans votre entreprise. Vous décrivez une réalité, c’est compliqué de trouver un moment pour interviewer son maître de stage. Vous proposez une solution, je vais faire une interview à distance et lui souffler les questions dans une oreillette. Dans le futur, plus jamais un maître de stage fera attendre sa stagiaire pour lui trouver une réponse 3 jours avant la fin de son stage. Problème, solution, vision, ça vous donne un Elevator Pitch.

Chloé : Quelle est la chose la plus importante et la plus difficile de ton point de vue pour la création d’une entreprise ?

Sebastien : L’humain, toujours, toujours, toujours l’humain. Vous pouvez être le meilleur au monde en technique, le meilleur gestionnaire au monde. Créer une entreprise c’est être capable de convaincre des futurs salariés, des futurs clients, des investisseurs, des partenaires. Toutes sortes de gens, que ça vaut la peine de travailler avec vous alors que vous n’avez encore rien d’autres qu’une vision qui n’existe pas. Donc tout reviens toujours à l’humain, votre capacité à fédérer une équipe, votre capacité à convaincre les investisseurs, votre capacité à convaincre les clients ; ça c’est que de l’humain, et quelque part de votre coté, que de la com.

Chloé : Que penses-tu des échecs productifs ?

Sebastien : Des échecs qui m’apprennent des choses ? Alors c’est un sujet qui est d’actualité, parce que quelque part c’est la base de l’intelligence artificielle. On peut pas apprendre sans échec si on ne sait pas qu’une solution ne marche pas on ne peut pas aller en chercher un autre et inversement si on trouve une solution qui marche on peut pas savoir quelque est meilleur que les autres sans avoir échouer sur les autres. Je pense que c’est absolument fondamentale, je pense qu’une grosse partie de ce que je peut apporter aujourd’hui à mes clients c’est parce que durant mes créations d’entreprises j’ai fait un nombres de boulettes totalement incalculables mais que j’ai pris la peine d’apprendre quand je les faisais et j’ai fait de mon mieux pour que les autres ne les refasse pas.

Si on pousse un tout petit peu le sujet sur l’intelligence artificielle, une machine est exacte, une machine ne se trombe pas, elle fait du binaire, des 0 , des 1 c’est juste ou c’est faux. Tout le mal qu’on se donne en intelligence artificielle c’est pour être capable de rendre une machine… humaine c’est à dire capable d’erreur, donc capable d’apprentissage. C’est quand même incroyable, on essaye de rendre les machines aussi mauvaises que nous parce que c’est la seule façon qu’elles ont pour espérer un jour nous dépasser.

Chloé : Ça peut même être effrayant.

Sebastien : Ça peut l’être oui, mais on peut essayer de leur donner un sens morale au passage, pour la peine moins balbutiant que le nôtre.

Chloé : Maintenant que mon stage se termine, qu’as-tu pensé de mon travail au sein de Dynergie ?

Sebastien : Bah premièrement j’espère que tu t’en es rendu compte mais je pense qu’il était essentiel parce que vu notre base d’approche, de philosophie de l’innovation,  c’est de vendre avant de faire. Il fallait quelqu’un pour être capable de communiquer de façon efficace, peu couteuse, très large et très itérative En faite que ce soit toi ou quelqu’un d’autre, c’est une phase qui est au fondement de toute l’innovation. Donc merci beaucoup de nous avoir rejoins, merci d’être venu, merci aussi d’avoir donné tes connaissances à toi au reste de l’équipe. Moi je suis très content de ce que tu as fait et j’espère sincèrement que tu as apprécié et que tu reviendras.

Il y a une chose que je crois que je t’avais dit pendant ton entretien d’embauche, c’est qu’on a un métier dans lequel on s’ennui jamais. on travaille beaucoup ça c’est vrai mais on s’ennui jamais. Jamais jamais, jamais, toutes les semaines un métier différent, toutes les semaines un univers différent…

Chloé : Merci Sébastien, pour tout ce stage et pour cette magnifique interview qui je pense pourra plaire à bon nombre de personnes.

Sebastien : Merci beaucoup avec plaisir !

L’avenir des smart cities

L’avenir des smart cities

L’avenir des smart cities

Chloé Saby

Les villes d’aujourd’hui sont plus que jamais tournées vers la technologie, mais leur transformation numérique ne fait que commencer. D’ici 2050, plus de 70 % d’entre nous vivrons dans des villes qui feront bien plus pour leurs citoyens que jamais auparavant. Mais nos villes sont-elles prêtes ? Aujourd’hui, les villes font face à des défis comme le vieillissement des infrastructures, ou les transports inadaptés. Les villes doivent repenser leur mode de fonctionnement et de prestation de services en se tournant vers les outils numériques, les données et les systèmes intelligents connectés. Nos villes doivent croître plus intelligemment et fournir aux citoyens et aux entreprises ce dont ils ont besoin pour se développer.

Plus connectées, les villes sont mieux gérées

Avec l’avancé des nouvelles technologies, de nouvelles opportunités se développent pour créer de nouveaux services qui améliorent les performances opérationnelles des villes, assurent une plus grande transparence et une plus grande interaction avec les habitants, et réduisent l’impact environnemental local.
En utilisant les données provenant d’objets connectés, la qualité de l’eau en temps réel peut être mesurée, les pertes de réseau peuvent être réduites, la collecte et le traitement des déchets peuvent être gérés en temps réel et la performance énergétique des services urbains peut être améliorée tout en préservant les ressources.

Plus de transparence, les villes encouragent la participation citoyenne

L’avancée des nouvelles technologies de l’information concilient les besoins parfois des acteurs de la ville : associations, secteurs publics, citoyens et entreprises. Les villes intelligentes ne donnent pas seulement plus d’informations à leurs habitants, mais elles leur donnent aussi plus d’autonomie. En étant connectés, ils fournissent à leur tour des informations par le biais des réseaux urbains. Toute l’intelligence de la ville est ainsi partagée avec ses citoyens – l’objectif étant de développer la ville sur le long terme par une utilisation maîtrisée et optimisée des ressources.

Grâce à l’ajout des nouvelles technologies et à une bonne expertise métier nous pouvons contribuer à élever le niveau de service que les villes sont en mesure d’offrir à leurs citoyens.

L’innovation pour les startups, ou comment intégrer le Lean Startup dans sa démarche d’innovation

L’innovation pour les startups, ou comment intégrer le Lean Startup dans sa démarche d’innovation

L’innovation pour les startups, ou comment intégrer le Lean Startup dans sa démarche d’innovation

Chloé Saby

Le « Design Thinking » et « Lean Startup » font désormais partie du jargon des passionnés d’innovation. Ces méthodologies relativement nouvelles sont utilisées par les entreprises et les start-ups pour structurer et réduire les risques liés à leurs activités d’innovation. Inspirées par des cas de réussite tels que Uber, Airbnb, Facebook, Google, les entreprises se tournent de plus en plus vers le Design Thinking et le Lean Startup pour trouver des réponses.

Afin de trouver les réponses qu’elles recherchent, il est essentiel que les entreprises se posent la question de savoir comment les intégrer dans leur stratégie de développement.

 

Un cadre pour le démarrage allégé : Construire, mesurer et apprendre

Le Lean Startup, d’abord inventé par Steve Blank, est le mieux défini comme un plan de démarrage. Essentiellement, l’objectif est de trouver un produit adapté au marché en déplaçant un produit viable minimal (MVP) à travers la boucle de rétroaction Build-Measure-Learn.

Lors de la conception d’un nouveau produit/service et de l’application de la méthodologie lean, les équipes commencent par construire un ensemble minimal de fonctionnalités qui satisfont les premiers utilisateurs (MVP). Les équipes vérifient ensuite avec les utilisateurs les hypothèses qu’elles ont formulées à propos des caractéristiques clés dès le début et mesurent les données qu’elles acquièrent à partir des expériences. De cette façon, des décisions fondées sur des données probantes peuvent être prises au sujet de l’orientation que devrait prendre le produit ou le service pour la prochaine itération. Ce processus est répété en boucle continue jusqu’ à ce que le produit soit adapté au marché. Le but étant d’atteindre un état où les données prouvent que l’équipe a construit un produit/service qui répond exactement aux besoins/demandes du marché.

 

Un cadre de référence pour Design Thinking

Le Design Thinking est une approche à la résolution de problèmes qui aboutit à des solutions que les gens aiment. La conviction ici est que vous devriez toujours commencer par développer de l’empathie avec les gens pour qui vous construisez un produit ou un service. Une pléthore de techniques issues de l’ethnographie, de la sociologie et de la psychologie sont utilisées pour mieux appréhender le comportement humain et permettre à l’équipe de bien comprendre qui est l’utilisateur et quels sont ses besoins.

Après avoir fait preuve d’empathie à l’égard de l’utilisateur, Design Thinkers définit et priorise les problèmes les plus urgents de l’utilisateur et propose des idées pertinentes pour les résoudre. Les idées sont ensuite traduites en prototypes rudimentaires et présentées aux utilisateurs. Un prototype contient un ensemble minimal de caractéristiques (comme le MVP dans Lean Startup) qui sont testées dans une boucle de rétroaction continue (comme la boucle Build-measure-learn dans Lean Startup).

 

La valeur du Lean Startup

Comme nous l’avons mentionné précédemment, les deux méthodes conduisent un prototype (dans Design Thinking) ou MVP (dans Lean Startup) à travers un cycle de test et d’apprentissage et supposent que l’utilisation d’un tel processus est le meilleur moyen de produire des connaissances sur l’utilisateur. Au cours de cette étape, le Lean Startup apporte une valeur ajoutée par rapport à Design Thinking en fournissant aux praticiens un cadre et des mesures réalisables (métriques qui lient les actions spécifiques et répétables aux résultats observés). Le livre d’Etienne Garbugli « Lean B2B » est un bon exemple de guide étape par étape pour la création d’une start-up B2B.

 

La valeur de la pensée conceptuelle

Design Thinking, d’autre part, commence par une empathie avec les clients, la définition de leurs problèmes les plus pressants et sur la base de cette contribution, en proposant une variété d’idées pertinentes. Toutes ces étapes sont franchies avant d’envisager le développement d’un prototype. Cette approche réduit les risques liés à la mise sur le marché de nouvelles innovations, en sondant l’intérêt des populations avant d’investir réellement dans le développement. À cet égard, la pensée conceptuelle est d’une grande valeur dès les premières étapes d’un projet d’innovation.

 

Quel est le lien entre la pensée conceptuelle et le démarrage allégé?

Le diagramme ci-dessus donne une idée claire de l’endroit où se situe la majorité de la valeur des deux méthodologies. Bien que la plus grande partie de leur valeur se manifeste à différents stades du pipeline d’innovation, le Lean Startup et le Design Thinking sont intrinsèquement liés.

Il y a une division entre’problem space’et’ solution space’comme défini par Dan Olsen dans le Lean Product Playbook. Cette dichotomie nous offre une autre façon de penser à l’approche Lean Startup et Design Thinking, qui s’inscrit dans une stratégie d’innovation produit/service plus large.

L’espace Problème est l’endroit où vivent les utilisateurs et leurs besoins. Les besoins sont définis soit comme des lacunes dans l’utilisabilité, soit comme une absence de sens. Les innovations réussies comblent ces lacunes en matière d’utilisabilité ou donnent un sens aux utilisateurs là où ils étaient auparavant absents (par le biais d’une expérience de marque puissante). La Pensée Design apporte principalement de la valeur ajoutée dans l’espace problématique.

L’espace Solution est l’endroit où les produits, services et expériences qui répondent aux besoins des utilisateurs.
Quand passer de Design Thinking (espace problématique) à Lean Startup (espace solution)?
Le défi pour les gestionnaires d’innovation, les propriétaires de produits et les intrapreneurs consiste à décider quand passer de Design Thinking (espace problématique) à Lean Startup (espace solution). En règle générale, vous souhaitez disposer d’un certain niveau de validation sur le problème que vous résolvez, la solution que vous proposez et le modèle d’entreprise que vous prévoyez d’utiliser avant de commencer avec Lean Startup. Le moment exact où chaque élément peut être considéré comme « validé » dépend fortement du cas d’espèce.

Pour les équipes de démarrage d’entreprise, la validation des problèmes/solutions/modèles d’affaires n’est qu’une partie de l’histoire. Ceux qui passent de Design Thinking à Lean Startup devraient également examiner attentivement les points suivants:

Correspondance stratégique: la vision de l’entreprise révèle que l’entreprise accorde de l’importance à la résolution des problèmes/besoins des utilisateurs, mis au jour par Design Thinking.
Correspondance du portefeuille: les solutions qui ont été générées par Design Thinking s’intègrent dans le portefeuille plus large d’innovation de l’entreprise à travers des projets d’innovation incrémentale, adjacente et radicale.
Adhérence interne: les ressources ont été libérées par les gestionnaires internes afin de poursuivre votre solution. Ces ressources comprennent les budgets, les ressources humaines, les espaces de travail et le temps.
Isolement du reste de l’entreprise: lorsque les intrapreneurs ne sont plus obligés d’adhérer à des métriques de performance standardisées (cours de vente mensuels, etc.) mais à un ensemble de métriques de comptabilité de l’innovation.
Passer d’une approche conceptuelle à une approche Lean Startup devrait être considéré comme une décision Go/No-Go pour les équipes de démarrage internes.

 

Démarrage allégé et réflexion design: le meilleur des deux mondes

La réflexion design et le Lean Startup sont deux parties d’un processus d’innovation holistique. Ils sont très complémentaires et fournissent des approches pratiques pour la gestion de l’innovation sur le terrain et au quotidien dans toutes les industries, tant pour les nouveaux produits et services B2B que B2C.

Le principal avantage de la pensée conceptuelle réside dans la découverte des besoins, des contextes, des problèmes et de l’ouverture à une grande variété d’idées. Ces éléments de Réflexion Design servent de manière optimale d’intrants pour un test d’hypothèses structuré et une série de cycles de validation proposés par Lean Startup (Build-Measure-Learn) afin d’atteindre le plus rapidement possible une adaptation au marché des produits. Le point de lancement du Lean Startup devrait être fortement dénué de risques grâce à la validation qui a été effectuée pendant la phase de réflexion conceptuelle.

Pour les équipes de démarrage internes, le passage d’une approche « Design Thinking » à une approche « Lean Startup » dépend du degré de validation, de l’adéquation avec l’entreprise et du soutien qu’elles obtiennent de la part des gestionnaires internes.

 

Conclusions

  1. Gardez à l’esprit le problème et la solution du problème. Cela aide à déterminer l’état de votre projet d’innovation et à déterminer la méthodologie la plus appropriée.
  2. Évitez de sauter dans une approche Lean Startup pour accélérer. Passez à l’approche Lean Startup lorsque vous avez rassemblé suffisamment de validation sur le problème que vous tentez de résoudre et la solution que vous proposez.
  3. Aller ou ne pas aller? Passer d’une approche de réflexion conceptuelle à une approche de démarrage allégé devrait être une décision Go? no Go? no Go? pour votre projet d’innovation.
  4. Tenir compte de l’adéquation stratégique et de l’adéquation du portefeuille dès le début. Si vous êtes un intrapreneur, évitez de consacrer du temps et de l’énergie à un projet qui finira par mourir.

L’Intelligence Artificielle, l’UX et un futur pour le développement de son entreprise

L’Intelligence Artificielle, l’UX et un futur pour le développement de son entreprise

L’Intelligence Artificielle, l’UX et un futur pour le développement de son entreprise

Chloé Saby

L’innovation, c’est un mot que l’on entend de partout ces derniers temps, mais ce n’est pas un mauvais mot. Trop utilisé ? Peut-être.

Comment je le sais ? Parce que comme l’invention des feux d’artifices ou encore de l’intelligence artificielle en passant par une trancheuse à saucisson, l’innovation est toujours quelque chose d’incroyable.

Ce ne sont là que quelques exemples d’innovations qui créent une véritable expérience utilisateur. Ce sont des façons créatives d’assembler les choses existantes de nouvelles façons, tout en ajoutant une réelle valeur à la vie des utilisateurs. Alors comment l’Intelligence Artificielle et l’UX sont-ils l’avenir de l’accessibilité ?

Comment IA + UX = Meilleure accessibilité

Il semble que nous sommes sur le point de faire des choses étonnantes avec les chatbots et l’exploration des données, ce qui peut augmenter le travail manuel d’architecture de l’information et se traduire par une meilleure expérience utilisateur dans l’ensemble. Le traitement automatisé de l’information peut nous aider à identifier les modèles de recherche et à recommander des structures d’informations, afin d’améliorer notre capacité à trouver du contenu.

Disons que vous avez un service qui inclut une recherche. À ce moment, vos utilisateurs peuvent lancer des recherches et utiliser des filtres manuels pour trier les résultats, comme les utilisateurs de recherche ont l’habitude de le faire.

Comment savez-vous s’ils trouvent ce dont ils ont besoin ? Vous pouvez vous fier à l’analytique pour voir s’ils accèdent à ce qu’il recherche. Vous pouvez évaluer la satisfaction globale des utilisateurs en analysant les données d’utilisation, le temps consacré au service et en les interrogeant directement dans des questionnaires et des formulaires.

Disons que certains utilisateurs ont des problèmes de recherche ou ne vont pas là où vous vous attendez. Peut-être que leur expérience globale est bonne, mais en regardant les termes de recherche et les clics à travers ces résultats, vous pouvez dire qu’il pourrait y avoir de meilleurs résultats ou des chemins plus clairs vers les informations liées à leurs tâches.

Comment pouvez-vous les aider à mieux chercher ? Peut-être que s’ils utilisaient des termes un peu plus restreints ou des phrases plus complètes, ils pourraient être en mesure de trouver des informations plus pertinentes à leurs requêtes. Mais ce sont des théories.

Vous définissez de reconcevoir le service, y compris la recherche, en utilisant une approche de conception centrée sur l’utilisateur. Génial ! Et si on y jetait un peu d’IA pendant qu’on y est.

Pendant que vous vous lancez dans votre processus de conception d’UX, vous pouvez utiliser un système d’IA pour analyser de grandes quantités de données apparemment sans rapport afin d’éclairer vos décisions de conception. Par exemple, vous pouvez configurer vos outils d’exploration de données pour commencer à recueillir des données structurées et non structurées (analytiques, requêtes de recherche et autres données d’utilisation). Lorsque vous identifiez le ou les problèmes que vous essayez de résoudre pour vos utilisateurs, vous connectez une IA pour commencer à analyser les données non structurées.

Formation IA

Mais comment le système d’IA sait-il quoi faire ? C’est la partie amusante : d’abord, il analyse les données en fonction de son nom et ensuite vous devez le former. Les systèmes d’intelligence artificielle peuvent analyser de grandes quantités de données en beaucoup moins de temps qu’il n’est possible de le faire manuellement et peuvent apprendre en temps réel. Ils comprennent le contexte afin que vous puissiez les aider à apprendre ce que les données représentent, en leur fournissant des informations supplémentaires sous forme de règles, de métadonnées et de questions.

Au fur et à mesure que vous progressez dans les phases de recherche et de conception de l’expérience utilisateur, vous affinez continuellement vos recherches, et cela modifiera les facettes des données analysées. Vous pouvez lui poser des questions en langage simple comme : Combien de personnes cherchent X ? Combien de fois Y est recherché ? Quel genre d’informations avons-nous sur Z ? Le système répond aux questions du mieux qu’il peut en fonction de son analyse des données. Le plus beau, c’est que vous n’êtes pas limité par votre capacité à poser des questions. Le système peut prendre vos questions et les données et apprendre réellement. Il commence à poser ses propres questions. Au fil du temps, à mesure que le nombre de requêtes dans le moteur de recherche augmente et que l’on recueille davantage d’analyses des utilisateurs, il est plus facile de faire des liens, d’identifier les tendances, de suggérer des hypothèses et de produire des résultats plus riches.

Comment cela aide-t-il les utilisateurs à rechercher ? Si vos utilisateurs s’appuient sur la recherche pour trouver de l’information, vous pouvez améliorer la qualité des résultats de la recherche avec ces données. Pensez à de meilleurs termes de recherche, des résultats de recherche plus pertinents et des références croisées. Celles-ci ont le potentiel de rendre l’expérience utilisateur plus riche, car le contenu dont vos utilisateurs ont besoin est servi directement à eux par un moteur qui apprend de tous ceux qui sont venus avant.

Conception de l’intelligence artificielle

Et comment aider à concevoir de meilleures architectures d’information ? L’une des parties les plus difficiles de l’architecture de l’information consiste à créer des groupes de contenu appropriés avec des étiquettes qui ont un sens pour les utilisateurs. L’intelligence artificielle peut aider à découvrir et à proposer des relations entre les contenus, en analysant les données relatives au contenu pour dégager des tendances : de la signification des mots eux-mêmes à la manière dont les utilisateurs naviguent à l’intérieur du contenu ou le recherchent, en passant par la façon dont ils se déplacent à travers le site ou l’application ou le service, et au-delà. L’IA est capable de mettre en évidence des tendances que nous, les humains, ne voyons peut-être pas seuls, ce qui peut devenir de nouvelles facettes d’informations ou de nouveaux cas d’utilisation de contenu.

L’intelligence artificielle combinée à l’expérience utilisateur sont à mon sens l’avenir de l’innovation et elles n’ont pas fini de nous couper le souffle.